Crédit photo : Pexels/Gil Goldman / Une restriction calorique soutenue pendant plusieurs années peut aider à prolonger la vie
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Mangeons moins pendant 2 ans !

La restriction calorique permettait de réduire le stress oxydatif systémique

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Publié dans EurekAlert!

Une des premières études portant sur les effets de la restriction calorique chez l’être humain a révélé qu’une diminution de 15 % de l’apport calorique pendant deux ans permettait de ralentir le processus de vieillissement et le métabolisme, ainsi que de se protéger contre les maladies liées à l’âge. Cette étude, dont les résultats sont publiés dans la revue Cell Metabolism, a permis de constater que la restriction calorique permettait de réduire le stress oxydatif systémique, facteur connu pour être lié à des maladies neurologiques liées à l’âge, telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, mais aussi au cancer, au diabète et à d’autres pathologies.

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Dans cette étude, les participants du groupe soumis à une restriction calorique ont perdu en moyenne près de 9 kg

Ralentissement du métabolisme

Selon Leanne M. Redman, professeure associée en sciences cliniques au Pennington Biomedical Research de Baton Rouge en Louisiane et auteure principale de cette étude, « La restriction calorique peut ralentir votre métabolisme de base, et si les sous-produits du métabolisme accélèrent les processus de vieillissement, une restriction calorique soutenue pendant plusieurs années peut aider à diminuer le risque de maladies chroniques et à prolonger la vie ». CALERIE (Comprehensive Assessment of the Long-Term Effects of Reducing Intake of Energy) était le premier essai clinique randomisé visant à tester les effets métaboliques de la restriction calorique chez des êtres humains non obèses.

La deuxième phase de l’étude rapporte les résultats de 53 hommes et femmes en bonne santé, ayant réduit leur apport calorique de 15 % pendant 2 ans et ayant subi des mesures supplémentaires pour évaluer leur métabolisme et le stress oxydatif. Les réductions de calories ont été calculées individuellement grâce au rapport des isotopes absorbés par les molécules et les tissus des participants sur 2 semaines, une technique qui permet de déterminer précisément le niveau de calories nécessaires au maintien du poids.

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La restriction calorique permettait de réduire le stress oxydatif systémique, lié à des maladies neurologiques liées à l’âge comme la maladie de Parkinson

Une perte de poids constatée

Les participants du groupe soumis à une restriction calorique ont perdu en moyenne près de 9 kg, bien qu’ils n’aient pas suivi de régime particulier et que la perte de poids ne soit pas l’objectif de l’étude. Aucun effet indésirable, tel que l’anémie, une perte excessive de masse osseuse ou des troubles menstruels, n’a été noté ; au contraire, les deux essais ont entraîné une amélioration de l’humeur et de la qualité de vie liée à la santé. « Nous avons constaté que même les personnes déjà en bonne santé et minces peuvent bénéficier d’un régime de restriction calorique », souligne Redman.

Une diminution de 15 % de l’apport calorique pendant deux ans permettait de ralentir le processus de vieillissement

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Les deux essais ont entraîné une amélioration de l’humeur et de la qualité de vie liée à la santé

Chez les animaux de laboratoire, la restriction calorique abaisse la température corporelle centrale et le taux métabolique au repos. Redman a souligné que CALERIE a examiné les effets de la restriction calorique sur le vieillissement, et non sur la perte de poids, qui est généralement le sujet de discussion lorsqu’on parle de métabolisme « rapide » ou « lent ». « Nous savons, d’après des études sur les mammifères, que plus un mammifère est petit, plus son métabolisme est rapide et plus sa longévité est courte », explique-t-elle.

De nombreux facteurs, tels que les mécanismes antioxydants et les facteurs biologiques et diététiques, influencent le métabolisme, explique Redman, mais les théories actuelles soutiennent qu’un métabolisme plus lent est le plus bénéfique pour un vieillissement sain et que les organismes qui brûlent le plus efficacement leur énergie devraient vivre plus longtemps.

« L’essai CALERIE ravive le soutien à deux des théories les plus anciennes sur le vieillissement humain: la théorie du ‘taux de vie’ à métabolisme lent et la théorie des dommages oxydatifs », dit-elle. Cette dernière relie la surproduction de radicaux libres aux dommages oxydatifs sur les lipides, les protéines et l’ADN, conduisant à des maladies chroniques telles que l’athérosclérose, le cancer, le diabète et la polyarthrite rhumatoïde.

Bien que le nombre de participants soit relativement faible et la durée courte dans le contexte d’une vie humaine, les biomarqueurs du vieillissement ont été améliorés chez les participants à l’étude. Les prochaines étapes consistent à établir des biomarqueurs solides du vieillissement humain et à examiner les effets de la restriction calorique en conjonction avec des aliments antioxydants ou des substances telles que le resvératrol, qui imitent la restriction calorique.

SOURCE : EurekAlert!
Traduit de l’anglais

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